Deux oiseaux

Deux oiseaux

Le poussin tend son bec affamé vers le haut. Que va apporter la mère oiseau pour le nourrir ? La sculpture est étroite et disposée verticalement. Nous voyons deux oiseaux, dont les têtes et les longs becs droits se dirigent l'un vers l'autre. En bas, le jeune oiseau, dépendant et regardant avidement vers le haut. En haut, la mère nourricière, regardant avec amour vers l'enfant.

L'objet a été fabriqué à partir d'un morceau allongé de tilleul. Un arbre qui était considéré comme sacré par les Slaves et les Germains. Souvent, un tilleul se trouvait au centre de la place du village et symbolisait le lieu de la convivialité. Sous ses branches, on dansait, on bavardait et on vivait. Mais la justice se rendait également sous les tilleuls, qui étaient considérés dans l'Antiquité comme des arbres de la vérité. Cette vérité indissoluble de l'amour maternel inconditionnel et de la confiance sincère de sa progéniture est symbolisée de manière exceptionnelle par cette sculpture. Grâce à la surface rugueuse, le couple d'oiseaux semble naturel. La légère teinte jaunâtre fait référence à l'éclat mat du plumage. D'un arbre de vie et de vérité, un symbole de dépendance et de symbiose a été créé, qui acquiert une tension supplémentaire par la séparation des deux becs. L'impuissance, le soin et la satisfaction des besoins naturels sont représentés de manière touchante. Le poussin tend son bec affamé vers le haut. Que va apporter la mère oiseau pour le nourrir ? La sculpture est étroite et disposée verticalement. Nous voyons deux oiseaux, dont les têtes et les longs becs droits se dirigent l'un vers l'autre. En bas, le jeune oiseau, dépendant et regardant avidement vers le haut. En haut, la mère nourricière, regardant avec amour vers l'enfant.

Autres sculptures

Sculpture en bois représentant une tête sur un socle.

Quasimodo

La passion dévorante est représentée par ce buste. Dans le roman mondialement connu de Victor Hugo, Quasimodo, le bossu de Notre-Dame, tombe amoureux de la belle gitane Esmeralda. Sur fond de Paris à la fin du Moyen Âge, une histoire tumultueuse entre trahison et passion se déroule.

La sculpture est faite d'un morceau de chêne entier. Le matériau fait référence à la dureté du protagoniste, qui fait face au monde avec résistance. La tête légèrement inclinée, comme naturellement poussée, laisse entrevoir sous la surface de la simplicité un esprit pensif. La structure brute semble repoussante au premier abord, mais montre les traits emphatiques d'un homme marqué par le destin. L'irrégularité du grain sur le visage représenté, avec des trous et des inclusions, souligne les traits terrifiants du bossu de Notre-Dame. Des branches émergent du centre, formant maintenant les yeux. La montée du sang, de l'amour est soulignée par la teinture orange. La tragédie de la sculpture ressemble à la fin tumultueuse du roman : Esmeralda est exécutée et Quasimodo meurt de manière inexpliquée, tenant dans ses bras sa bien-aimée morte.

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Sphère en bois sur une base métallique.

Grande boule

La fascination de façonner une nouvelle sculpture à partir d'un morceau est palpable dans cette grande sphère. Un frêne viennois, qui a dû céder la place à une nouvelle route, est à la base de cette grande sphère. Le diamètre du frêne était de 1,3 mètre. Un tronc robuste avec une fente principale bien visible.

La massivité de cette sculpture frappe le regard. Avec un mètre de diamètre et une forme sphérique, l'ancien arbre se présente au spectateur. Et pourtant, la sculpture semble fragile. La fente principale, qui se dilate ou se contracte selon la température, renferme une vitalité. Présentée pour la première fois au WeinWerk à Gols (Burgenland), l'artiste a été envahi la nuit par la crainte que la sphère ne roule sur la route et n'endommage une voiture. Mais elle est restée ferme à son emplacement d'exposition et semble aujourd'hui majestueuse et pourtant fragile. Semblable à notre Terre mère.

Les 17 500 trous forés, prouvés, confèrent à la sculpture une sophistication supplémentaire. Les espacements sont finement réglés et suscitent l'admiration pour l'infinie patience de l'artiste. Finement huilée et polie à la gomme-laque, la sphère de Daniel Bucur a reçu un bouclier pour l'avenir.

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Le chameau

La surface entière de cette sculpture, qui représente un chameau de bât avec son cavalier, est recouverte de fines rainures. Pendant des jours, Daniel Bucur a tourné autour du bois de châtaignier humide et vert avec un ciseau spécial à pieds en V, traçant ligne après ligne.

L'uniformité des fines rainures n'a été rendue possible que par l'humidité du bois. Pour Daniel Bucur, la sculpture est l'incarnation du calme. Il se sent uni au monde, sans réflexions. L'esprit est libre. Il en va de même pour les longues marches des chameaux à travers le désert. Pas à pas, ils traversent les dunes, le sable infini. La solitude du travail et aussi la solitude du chameau dans le désert sont palpables. Friedrich Nietzsche (« Ainsi parlait Zarathoustra ») voyait également dans la solitude du chameau dans le désert le chemin de la transformation : « Tout ce qui est le plus lourd est porté par l'esprit supportant : comme le chameau qui se hâte dans le désert chargé, ainsi il se hâte dans son désert. Mais dans le désert le plus solitaire se produit la seconde transformation : ici l'esprit devient lion, il veut s'emparer de la liberté et être maître dans son propre désert.»

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